Peste en Russie : pas de panique, selon l’OMS le risque de propagation est faible pour l’Europe et le monde

Après la mort d’une laborantine en Russie, soupçonnée d’avoir contracté la peste dans un laboratoire spécialisé, l’Organisation Mondiale de la Santé ( OMS ) et les États-Unis d’Amérique demandent des explications à Moscou, nous dit le média Vibration.fr pour qui la peste est de retour dans l’actualité.

Faut-il s’inquiéter ? Pas nécessairement dit l’OMS qui estime qu’actuellement que le risque est faible pour la Russie et très faible pour l’Europe. Mais cela n’empêche pas les autorités sanitaires de suivre l’affaire de très près, souligne le média vibration.fr
La raison tient notamment à la nature particulière de la peste pulmonaire. Contrairement à la peste bubonique, qui se transmet principalement par l’intermédiaire de puces infectées, la forme pulmonaire peut se transmettre directement entre humains par les gouttelettes respiratoires. Elle peut également évoluer rapidement lorsqu’elle n’est pas traitée.

Cette particularité a une conséquence peu connue : le Règlement sanitaire international prévoit que tout événement impliquant une peste pulmonaire doit être évalué à l’aide d’un outil spécifique. L’objectif est notamment de déterminer rapidement si l’événement présente un risque important pour la santé publique ou de propagation internationale.

Et surtout, cette évaluation ne nécessite pas forcément d’attendre une confirmation définitive au laboratoire. Le système international est conçu pour pouvoir commencer à analyser la situation dès qu’un événement suspect présente les caractéristiques nécessaires.

C’est ce mécanisme qui permet de comprendre pourquoi les autorités peuvent se montrer très vigilantes autour d’un seul cas, tout en considérant que le risque reste faible. La surveillance ne traduit donc pas nécessairement un niveau de danger élevé : elle fait partie du dispositif destiné à détecter très tôt une éventuelle propagation.

En clair, la spécificité de la maladie fait que la vigilance est précisément là pour que le risque reste faible.

La rédaction

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