Le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP) a présidé, le lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa, la réunion hebdomadaire de coordination stratégique multisectorielle consacrée au suivi de la maladie à virus Ebola, du choléra, de la rougeole et de la Mpox en République démocratique du Congo.

Ebola : une tendance encourageante, mais la vigilance reste de mise
Plus de 8 600 cas cumulés, plus de 4 300 décès et plus de 2 500 guéris ont été rapportés, avec une létalité d’environ 48,3 % et un taux de suivi des contacts avoisinant 81 %.
Sur les 65 zones de santé touchées, 19 totalisent déjà plus de 42 jours sans cas confirmé. Toutefois, la persistance des contaminations parmi les personnes en première ligne de prévention (PPL) nécessite la poursuite de la sensibilisation et le renforcement des mesures de protection.
À titre préventif, les dispositifs de surveillance et de préparation doivent être consolidés à Kinshasa et au Nord-Ubangi. En Tshopo, l’augmentation des cas appelle au renforcement de la réponse, notamment par le déploiement d’équipes supplémentaires.

Choléra : baisse des cas et maintien de la surveillance
Environ 2 600 cas ont été enregistrés à la semaine 40, en baisse par rapport à la semaine précédente. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Katanga et le Tanganyika concentrent plus de 80 % des cas.
L’INSP martèle que surveillance le long des corridors fluviaux doit se poursuivre. La vaccination, notamment à travers une campagne synchronisée avec Brazzaville, figure également parmi les priorités.

Rougeole : poursuite de la tendance à la baisse
Après les campagnes de vaccination menées dans trois blocs, environ 650 cas ont été rapportés à la semaine 40, contre près de 700 à la semaine 39. Le suivi doit se poursuivre pour identifier les zones dépassant les seuils épidémiques et adapter les interventions.

Mpox : suivi de la riposte à Luebo
La réunion a également fait le point sur la Mpox, particulièrement dans la zone de santé de Luebo, au Kasaï, où les équipes de l’INSP sont déployées pour appuyer les actions de riposte. La surveillance reste nécessaire dans les autres provinces ayant notifié des cas.

Cette réunion traduit la nécessité de maintenir une coordination multisectorielle régulière, de renforcer la surveillance épidémiologique et d’adapter les interventions à l’évolution des menaces sanitaires sur l’ensemble du territoire national, conclut l’Institut National de la Santé Publique.
La rédaction

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