Harcèlement/santé mentale : 5 à 10 ans de prison, Christelle VUANGA va déposer une proposition de loi contre la diffusion non consentie d’images intimes sur les RS

Christelle VUANGA s’en va en guerre contre les dérives sur les réseaux sociaux. La députée nationale congolaise a informé sur ses comptes réseaux sociaux, le vendredi 11 septembre 2026, qu’elle va déposer à la rentrée parlementaire une proposition de loi modifiant et complétant le Code pénal congolais et le Code du numérique, afin de renforcer la protection des personnes victimes de la diffusion de contenus intimes sans leur consentement.

‹‹ Je proposerai notamment des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties d’amendes, avec des sanctions plus lourdes lorsque les faits sont accompagnés de chantage, d’humiliation, de harcèlement, concernent un mineur ou sont commis à grande échelle. Une vidéo intime envoyée en privé ne devient pas un bien public. Le consentement à être filmé n’est pas un consentement à être exposé ››, a dit l’élue du district de la FUNA à Kinshasa.

Et de poursuivre :

‹‹ Aujourd’hui, les réseaux sociaux permettent qu’une vidéo publiée en quelques secondes détruise une réputation, une famille, une carrière et atteigne profondément la dignité d’une personne. Plusieurs pays ont déjà adapté leur législation pour lutter contre la diffusion non consentie d’images intimes. La RDC doit également adapter son arsenal juridique aux réalités du numérique. Je veux que notre législation protège clairement l’intimité, la dignité et la vie privée, tout en responsabilisant ceux qui produisent, publient, partagent ou rediffusent ces contenus sans consentement. Nous nous nous approchons vers la  période des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, nous devons aussi combattre les violences qui se propagent derrière nos écrans ››, a dit Christelle VUANGA.

La députée nationale a conclu son message par cette phrase :
‹‹ Notre intimité n’est pas un contenu à partager. Notre dignité n’est pas négociable ››.

Sachez que la diffusion non consentie de certaines vidéos montrant la nudité ou intimité de certaines personnes a souvent un impact négatif sur la santé mentale des personnes se trouvant dans ces images ( victimes ). Les auteurs de diffusion de ces images s’en servent parfois comme une monnaie d’échange et en font un chantage ou harcèlement.

Dave NGONDE

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