Luigi MANGIONE, accusé du meurtre de Brian THOMPSON, patron du plus grand groupe américain d’assurance santé, a reconnu le vendredi 14 août 2026 devant une juge fédérale lui avoir « tiré » dessus en 2024, informe le média français LEMONDE. « Le matin du 4 décembre, j’ai tiré sur [Brian] THOMPSON à Manhattan et il est mort », a-t-il dit, ajoutant qu’il savait que ce qu’il faisait était « illégal ».
Agé de 28 ans, il était suspecté d’avoir tué à New-York le 4 décembre 2024 le PDG de UnitedHealthcare, âgé de 50 ans, pour se venger du système américain d’assurance santé. M. MANGIONE a admis sa culpabilité en plaidant coupable pour des faits de harcèlement portant sur la traque de sa victime.

Il connaîtra sa peine pour le versant fédéral de l’affaire le 18 décembre 2026. Le parquet a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il allait requérir la prison à vie. Deux autres chefs d’inculpation fédéraux passibles de la peine de mort ont été annulés par un juge plus tôt cette année.
Au niveau de l’Etat de New York, M. MANGIONE est par ailleurs poursuivi pour meurtre, des faits pour lesquels il avait précédemment plaidé non coupable – il encourt également la prison à vie.
Son procès doit débuter le 8 septembre 2026, avec la sélection du jury, mais ses avocats ont annoncé aux médias vendredi 14 août qu’ils tentaient légalement de l’empêcher, arguant qu’après l’accord de plaidoyer conclu au niveau fédéral, leur client ne peut pas être jugé deux fois pour les mêmes faits.

Aux Etats-Unis, les prévenus peuvent être jugés pour un même crime à la fois au niveau de l’Etat dans lequel se sont produits les faits et au niveau fédéral. Comme c’est le cas pour M. MANGIONE, les charges ont alors tendance à différer. Cette affaire a profondément divisé l’opinion publique américaine, déjà très polarisée, les conservateurs emmenés par le président Donald TRUMP réclamant qu’un exemple soit fait, dit le journal LEMONDE.
La rédaction

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