La planète célèbre ce 17 septembre, la Journée Mondiale de la sécurité des patients. Et en ce 17 septembre 2026, le médecin congolais Felly BAKANDI MBULA, président de l’ONG SCM ( sauvons la corporation médicale), un des consultants de votre média, a fait la mise au point suivante sur la prescription médicale en République Démocratique du Congo mais aussi des recommandations pertinentes sur cet acte :

📌À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, une question mérite d’être posée avec responsabilité : qui a le droit de prescrire un médicament en République démocratique du Congo, et dans quelles conditions ?
📌La prescription médicamenteuse n’est ni un simple conseil, ni une formalité administrative. Elle constitue un acte qui peut produire un bénéfice thérapeutique, mais également exposer le patient à des effets indésirables, interactions médicamenteuses, erreurs de posologie, contre-indications, intoxications ou complications parfois graves.
📌Dans notre contexte, la circulation d’ordonnances établies en dehors du cadre légal et professionnel approprié doit interpeller l’ensemble des acteurs du système de santé.
📍Au Ministère de la Santé Publique :
1️⃣ Il est nécessaire de renforcer les mécanismes de contrôle de la prescription, de dispensation et de l’utilisation rationnelle des médicaments, afin de mieux protéger les patients.
📍À l’Ordre des médecins :
2️⃣ La sécurité du patient doit rester au cœur de la défense de l’éthique et de la déontologie médicales. La prescription doit demeurer un acte encadré, traçable et conforme aux compétences professionnelles reconnues.
📍Aux pharmaciens et autres professionnels de santé :
3️⃣ La dispensation responsable des médicaments constitue également une étape essentielle de la chaîne de sécurité. Lorsqu’une ordonnance présente une anomalie manifeste ou soulève un problème de sécurité, les mécanismes professionnels prévus doivent être appliqués.
📍À mes confrères médecins :
4️⃣ Notre responsabilité ne s’arrête pas au diagnostic. Prescrire, c’est prendre une décision thérapeutique qui engage notre responsabilité professionnelle.
🩸Avant toute prescription, posons-nous systématiquement ces questions :
➡️ Le diagnostic ou l’indication thérapeutique est-il suffisamment établi ?
➡️ Ce médicament est-il réellement indiqué pour ce patient ?
➡️ Existe-t-il une contre-indication ou une allergie connue ?
➡️ La dose, la voie et la durée du traitement sont-elles appropriées ?
➡️ Existe-t-il un risque d’interaction avec les autres traitements ?
➡️ Le patient a-t-il reçu les informations nécessaires pour utiliser correctement son traitement ?
➡️ Un suivi ou une réévaluation est-il nécessaire ?
🚨Une ordonnance mal conçue peut transformer un traitement en source de danger.
📌La sécurité des patients ne doit donc pas être uniquement un thème célébré une fois par an. Elle doit constituer une culture permanente dans chaque hôpital, centre de santé, pharmacie et cabinet médical de la RDC.
📌Notre système de santé doit protéger le malade avant, pendant et après la prescription.
🚨Parce qu’un patient qui nous fait confiance nous confie bien plus qu’une maladie : il nous confie sa vie.
Servir – Soigner – Protéger – Transmettre.

Pour rappel, la Journée mondiale de la sécurité des patients et patientes est célébrée le 17 septembre de chaque année. L’édition 2026 se concentre sur la lutte contre l’un des principaux problèmes de santé qui touche des milliards de personnes et qui est responsable de 74 % des décès dans le monde, à savoir les maladies non transmissibles (MNT).
Dave NGONDE

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