En RDC, les prisonniers et détenus souffrent de plusieurs maladies dont le Mpox, la tuberculose, le VIH ( ministère de la justice)

La situation des détenus et prisonniers en République Démocratique du Congo a été au cœur de deux échanges entre le ministre de la justice et garde des Sceaux, Guillaume NGEFA et les députés nationaux, mais aussi entre le patron de la justice et la presse. En effet, le ministre de la justice a tenu un briefing presse le jeudi 22 octobre 2026, aux côtés de Patrick MUYAYA, ministre de la Communication et des Médias, et il a, dans la même journée, été entendu par les élus nationaux via la commission chargée du suivi et de l’évaluation de l’exécution des lois, des résolutions, des recommandations et des politiques publiques de l’Assemblée nationale.


Plusieurs sujets liés à la justice ont été évoqués lors de ces deux rencontres. Guillaume NGEFA a notamment alerté que le gouvernement congolais est confronté à ‹‹ une urgence pénitentiaire » au vu de la surpopulation carcérale en RDC :


« La majorité de nos prisons étaient construites avant l’indépendance. Mais à ce jour, 52 095 détenus sont recensés dans les prisons congolaises, seulement 5.683 condamnés, parmi lesquels 1 476 femmes, dont 177 enceintes ››, a-t-il dit selon les chiffres publiés par le journaliste Barrick BUEMA ( parole écrite ).


Le média actualité.cd évoqué lui le chiffre de 52 095 détenus sur l’ensemble du territoire national et parmi eux figurent 11 835 condamnés et 40 260 prévenus, ainsi que 80 femmes accompagnées d’enfants ou de nourrissons et 27 femmes enceintes.

Sur le plan sanitaire, le ministre congolais de la justice a fait savoir que des détenus sont touchés par plusieurs maladies, notamment la Mpox, la tuberculose, le VIH, le Choléra, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ainsi que les troubles de santé mentale.

Et face à cette situation, le gouvernement congolais envisage des mesures de désengorgement des établissements pénitentiaires. Le ministre a annoncé notamment une restriction de l’accueil des prévenus dans les prisons, informe Barrick BUEMA.

« Nous allons étudier les cas par cas, de même pour la prison de Makala. Il y a des personnes qui sont en prison pour des cas bénins », déplore Guillaume NGEFA, estimant que certains détenus pourraient comparaître en étant libres.

Dave NGONDE

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